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Manufacture de faïence à Varages

L'acquisition en vue de sauver les 82 emplois

  • 2005 : une intervention communautaire pour aider l'usine à faire face à la crise
A Varages, cité de tradition faïencière, coexistent 6 artisans produisant des pièces uniques et une usine de production à caractère industriel : la manufacture des Lauriers. Cette usine emploie 82 personnes. Elle connaît alors, comme tout le secteur de la vaisselle en France, des difficultés dûes notamment à la concurrence de la Chine et des pays Nord-africains. 
Le gérant de la société, pour financer les investissements indispensables à la survie de l'entreprise, propose à la commune de Varages de lui vendre ses locaux varageois. L'Etat estime que cet achat doit être réalisé par la Communauté de communes et non par la commune, celle-ci ayant délégué la compétence "Développement économique".

Au printemps 2005, la Communauté de communes Provence d'Argens en verdon achète donc les biens immobiliers de la Manufacture des Lauriers à Varages en vue de sauver les quatre vingt emplois. Cette décision est prise dans un contexte médiatique intense et peu propice à une prise de décision sereine. La société Manufacture des Lauriers devient locataire de la Communauté de communes.
 
  • 2006 : l'aide publique n'a pas suffit à sauver l'entreprise
En juin 2006, malgré l'argent public injecté dans ses finances par la vente de ses locaux varageois, la société Manufacture des Lauriers est mise en redressement judiciaire. L'administrateur judiciaire désigné licencie une grande partie des soixante quatorze employés. La société, qui n'a pas réalisé les investissements auxquels elle s'était engagée devant ses partenaires, n'a pas non plus les moyens de financer la mise en place d'une cellule de reclassement pour la trentaine de salariés licenciés. La Communauté de communes décide de s'en charger. Elle met à disposition les locaux et les services du Relais Services Publics afin d'accompagner les anciens salariés dans leur recherche d'emploi.
 
  • 2007 : une reprise de courte durée par la société Varages en Provence
La société Varages en Provence est désignée comme repreneur de la société Manufacture des Lauriers. Pour relancer une activité de production de faïence sur le site, de nouveaux licenciements sont effectués, réduisant l'effectif à vingt sept salariés. Après quatorze mois d'activité, la société Varages en Provence est mise en liquidation judiciaire. Toute activité sur le site cesse à compter du 11 février 2009 et les vingt sept salariés sont licenciés.

L'activité relancé par le projet de la SCOP

  • 2009 : de l'industriel à l'artisanat
Fin juin 2009, une SCOP (Société Coopérative de Production) "Les faïenceries de Provence" est créée par quelques salariés de l'ancienne usine, dont Denis Foubert, ancien directeur technique. La Communauté de communes engage avec elle une convention d'occupation sur une partie restreinte de la manufacture dit "du bas" (site principal). La SCOP relance l'activité du site. Elle réouvre le magasin d'usine où elle vend d'abord le stock restant puis sa propre production à partir de fin 2009. Elle se recentre sur les étapes de la cuisson et de l'émaillage des pièces achetées déjà moulées.
 
  • Depuis 2010 : réhabilitation en cours du site
Des travaux de grande ampleur (670 000 € fin 2016) sont entrepris par la Communauté de communes : démantèlement industriel, travaux de mise en sécurité, travaux de nettoyage, curage et évacuation des déchets vers les filières appropriées, remise aux normes des réseaux et rénovation des bâtiments. Ces opérations permettent d'atteindre l'objectif que la Communauté de communes s'est fixé : un site propre et sécurisé pour une nouvelle destination économique.

    Vue aérienne d'une partie du centre de Varages, montrant l'emplacement des sites 
dont est propriétaire la Communauté de communes        OK

De nouvelles vocations pour le reste
de l'ex-manufacture

Une réflexion d’ensemble est engagée pour réorganiser le site. La requalification ne se fera pas d’un seul tenant et avec un seul interlocuteur. Les espaces seront réaménagés au fur et à mesure des porteurs de projet intéressés. Plusieurs pistes sont exploitées :

  • administrative : la « villa » est devenue le siège de la Communauté de communes en 2016.
  • agricole : une partie du site « Saint Jean » est déjà utilisée comme lieu de stockage du chanvre. 
  • industrielle : une autre partie de ce site pourrait à terme accueillir une unité de transformation de la plante. 
  • économique : en 2015, une nouvelle entreprise artisanale s’est installée à côté de la faïencerie. L’espace disponible restant permet l’implantation de plusieurs entreprises.